~ 5 ème Dan de Judo, 4 ème Dan de Kendo, 4 ème Dan Iaido ~
~ Fondateur du Taiki-Shisei-Kenpo ~





Le Taikiken puise ses racines dans le Yi Quan et
intègre la profonde expérience du Bujutsu-Budo de son fondateur
ainsi que la dimension particulière qui lie le Zen et le Budo au Japon,

lui conférant de ce fait un caractère unique et exceptionnel.













Voie de la non-forme et de la non-pensée,
le Taikiken se caractérise par
l'absence de forme comme forme.

Le Taikiken est semblable à un katana,
dont les techniques de fabrication originaire de Chine
ont atteint leur plus haut degré de perfectionnement au Japon.



Le maître Wang Xiang Zhai étudia d'abord le Xing Yi Quan
puis enrichit ensuite sa pratique du Bagua, du Taichi et autres Gung Fu
avant d'en faire la synthèse qu'il nomma, Yi Quan puis Da Cheng Quan.

Sawai Kenichi naquit à Tokyo en 1903.
Il reçut une éducation traditionnelle
très appuyée sur l'entraînement classique des Budos.
A 22 ans il était déjà 5ème dan de Judo,
grade qu'il reçu au Kodokan du fondateur Jigoro Kano lui-même.
4ème dan de Kendo, 4ème dan d'Iaido, sa maîtrise du Ken-jutsu était remarquable.
En 1931 Sawai Sensei partit pour la Chine où il rencontra
un des plus grands combattants de l'époque.


Le Maître Wang Xiang Zhai,
surnommé dans son pays "les mains de la nation".
Après avoir jouté avec lui, Sawai Sensei fut très impressionné par son Gung Fu,
il décida alors de devenir son élève afin de recevoir son enseignement,
et resta à ses côtés jusqu'à devenir l'un de ses meilleurs disciples et combattants.

De retour au Japon Sawai Sensei continua de s'entraîner seul dans la nature
où il fit la synthèse du Gung Fu interne chinois et du Bujutsu-Budo japonais.
Pour tester son niveau et corriger sa pratique, il affronta beaucoup d'adeptes d'autres écoles.
C'est ainsi qu'il rencontra Mas Oyama, fondateur du Kyokushinkai, dont il devint l'ami et le conseiller.
Après 20 ans de travail en solitaire et de multiples combats pour parfaire sa pratique
il la nomma Taiki-Shisei-Kenpo, Taikiken, puis commença à l'enseigner.
Sawai Sensei consacra sa vie à son Art; sa maîtrise du Ki était exceptionnelle.
Elle lui permit de dominer en combat, jusqu'à un âge très avancé,
des adversaires beaucoup plus jeunes et plus forts que lui,
démontrant ainsi par l'exemple l'efficacité de sa pratique.
Maître Sawai décéda en 1988 à l'âge de 85 ans.



Aujourd'hui SatoYoshimichi Sensei et Iwama Norimasa Sensei
sont les responsables du Taikiken au Japon.
Jan Kallenbach Sensei est le responsable pour l'Europe.
Jacques Legrée Sensei et Jean-Luc Lesueur Sensei
sont les responsables pour la France.







Sawai

Maitre Sawai

L'esprit du Budo est l'héritage de la tradition guerrière japonaise.
Les voies de la stratégie du sabre et de la spiritualité Zen en sont le fondement.
La notion de « Do », la voie, est fondamentalement spirituelle.
Elle a pour principale objectif la réalisation du Soi, le Satori.

Le Zen, doctrine du non-mental, convenait parfaitement au samouraï
qui n'avait pas le temps d'acquérir une montagne d'érudition
ni de s'embarrasser de théories doctrinales complexes.
L'efficacité d'un guerrier dans l'action dépendait uniquement de
son pouvoir de « lâcher-prise » pour « laisser-faire » son intuition,

ceci grâce à un état d'esprit dit « immuable », nommé Mu-shin.
Celui-ci s'acquiert intuitivement par la pratique de la méditation Zen.

Des traités tels que Gorin-no-sho de Musashi ou le Fudochishinmyoroku de Takuan
nous révèlent l'essence et le fondement de la voie martiale du non-mental.
Le Ken-jutsu, art du sabre japonais, est une discipline très élaborée
qui offre de nombreux concepts martiaux applicables à l'art du poing.

Maître Sawai, 4ème dan d'Iaido et de Kendo, qui les maîtrisait parfaitement,
les intégra à son Taikiken lui conférant ainsi son caractère si particulier.
La parfaite synthèse du Bujutsu-Budo japonais et du Gung Fu interne chinois
révèle tout le génie de Maître Sawai.




bushido

Maitre Sawai

Sawai
Le concept du Ki est au coeur du Shintoisme,
forme supérieure d'animisme et religion originelle du Japon.
Il est donc important de ne pas systématiquement l'associer
aux théories de la médecine traditionnelle chinoise.

Chacun de nous peut percevoir au travers de tous ses sens,
lors de la traversée d'une forêt sauvage où d'une mer en furie par exemple,
l'intensité de l'énergie vitale qui anime toutes choses,
que ce soit le cosmos, un homme ou un atome.

Le travail du Ki repose avant tout sur la perception
et ne s'encombre pas de théories qui stimulent l'esprit spéculatif.
Il est préférable de ne pas alimenter la pensée rationnelle (hemisphère gauche)
pour mieux éveiller et stimuler la pensée intuitive (hemisphère droit).
Là encore, le concept Zen de non-mental est d'une importance capitale.

Le Taikiken, à l'instar du Zen, va droit à l'essentiel.
Son but est la perception directe et intuitive de l'élan vital,
par une plongée longue et profonde en soi-même
au travers d'une posture (Ritsu Zen), et d'un état mental (Mu-shin).

Le Ki ne doit pas être compris seulement comme une force magique
qui fait s'envoler vos adversaires. C'est un état d'éveil des sens,
une perception globale où l'acuité sensorielle est exalté,
qui permet de pressentir du moindre geste à la moindre intention.
Cet état permet de réagir spontanément et en adéquation avec la situation
par une mobilisation globale et instantanée de l'énergie, Ki.

Les sensations et états mentaux
produits par la visualisation de situations d'opposition
diffèrent de celles obtenues dans l'état de non-mental
reposant sur la non-dualité.
La grande énergie, Tai-Ki, est l'Unité même.


Bien que le concept de Ki ne soit pas facile à saisir,
M. Sawai en donne une image explicite :
« Lorsque vous lancez une pierre sur un poisson qui nage,
le poisson l'esquive dans l'instant. »

C'est une mobilisation globale et instantanée de l'énergie.


sawai

Wang Xiang Zhai disait :
"Tu ne pourras jamais comprendre intellectuellement la puissance du Ki,
même si je l'explique plus d'une centaine de fois.
Il faut le découvrir par soi-même au travers de la pratique."


Iwama Sensei, kyoshi 7ème dan,
l'un des tout premier disciple de Maître Sawai
est le seul dont il est dit qu'il avait réussi à sortir le Ki.
Iwama Norimasa, né en 1945 à Ibaragi près de Tokyo
commença le Karate sous la férule de Masutatsu Oyama à l'âge de 12 ans.
Cela ne dura cependant que quelques années car il dut déménager avec sa famille.
Marqué par le personnage, il continua de s'entraîner seul jusqu'à l'âge de 18 ans,
âge auquel il rencontra Maître Nakama, chef de file du Karate Shorinryu.
Iwama Sensei s'entraîna durement à ses côtés et devint le Shihan le plus haut gradé.
A 24 ans il fit la rencontre qui changea sa vie en la personne de Maître Sawai.
Son ami d'enfance Sato Yoshimichi, lui aussi pratiquant de Karate,
progressait soudainement à une vitesse prodigieuse.
Lorsqu' Iwama Sensei lui en demanda les raisons, Taikiken fut sa réponse.
Iwama Sensei décida donc de rencontrer Maître Sawai
qui avait déjà entendu parler de lui par son fils.
En effet Iwama Sensei, aujourd'hui 8ème dan au jeu de Go (échecs japonaises),
fréquentait à l'époque un lieu très couru que fréquentait aussi le fils Sawai.
Un jeune homme doué en Karate et au jeu de Go
retint forcément l'attention du Maître.

Le feeling entre les deux hommes passa tout de suite
et donna naissance à une longue histoire.



Iwama Sensei devint le "sparring partner"
et le plus proche disciple de Maître Sawai.
Aujourd'hui âgé de 62 ans, et gérant de sa propre entreprise,
Iwama Sensei n'enseigne pas professionnellement
mais uniquement pour transmettre correctement le Taikiken

à une poignée de disciples dont Wilfrid Raimond a la chance de faire partie.