Ritsu Zen

Après avoir pratiqué l'escrime (le fleuret) et le Judo dès l'âge de 10 ans,
Wilfrid, né en 1966, rencontre Sifu Nino Bernardo en 1986 lors d'un séminaire à Paris.
Séduit par le personnage et désireux d'étudier les racines du Jeet Kune Do
il part s'installer à Londres pour y recevoir son enseignement.

Alors âgé de vingt ans Wilfrid est pris en main et reçoit une formation à l'ancienne
ponctuée de stages avec Master Wong Shun Leung
la légende du Wing Chun.

En parallèle Wilfrid suit Guro Dan Inosanto & Cass Magda dans leurs stages en Europe
afin d'approfondir s
a compréhension du Jun Fan Jeet Kune Do.

En 1991 Sifu Nino Bernardo, alors représentant Européen de Maître Wong Shun Leung,
remet à Wilfrid un certificat d'instructeur de l'art scientifique du Wing Chun.


De 1994 à 2004 Wilfrid dirige son propre kwoon à Nice
et y enseigne principalement leWing Chun en cours collectif et à temps complet
tout en continuant à se former en étudiant le Qi Gong , le Shiatsu et le Zen.
En 2002 sa quête d'un art martial interne authentique et efficace aboutie,
il décide alors de fermer son Kwoon pour s'y consacrer pleinement.

En effet, la découverte du TAIKIKEN est une vraie révélation.
Cet art martial, fondé par Maître SAWAI Kenichi, condense

en une voie d'accomplissement martial majeur
axée sur le développement du Ki
et les concepts de non-forme et de non-pensée.
C'est au Japon, où il se rend régulièrement, que Wilfrid reçoit
l'enseignement de IWAMA Sensei, Kyoshi 7ème Dan de Taikiken.

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Wilfrid est entouré d'une poignée d'élèves:
un petit groupe de travail ouvert à tous.
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Développement personnel, santé, bien-être et efficacité martiale
sont les objectifs majeurs de notre pratique.

Le Taikiken, l’aboutissement d’une quête?

Oui ! Car il renvoie à la liberté originelle.
Sans carcan pour le corps ni théorie pour l’esprit.
L’apprentissage cartésien très « carré » et mécanique est une base
que l’expression intuitive plus « ronde » et naturelle achève.
Le système classique du Wing Chun Kuen
est une méthode de formation tactico-technique.
Le travail de l’élan vital, Ki, est au-delà des méthodes.
Le Taikiken vous projette dans une autre dimension.
Le Wing Chun Kuen m’a donné des racines,
le Jeet Kune Do m’a donné des ailes,
puis le Taikiken m’a ouvert l’horizon
sur un cercle sans circonférence.



La méditation fait-elle partie de votre pratique  ?

Ritsu Zen, la méditation debout,
est l'exercice FONDAMENTAL du Taikiken.
Ritsu Zen,
Zhan Chan en chinois, est à l'origine
de la forme Siu Lim Tao du système Wing Chun
Il permet de dissoudre la conscience analytique par le non-agir,
de transcender l'intellect en sublimant l'éveil des sens, l'intuition.
Maintenu une heure ou plus, il permet d'atteindre un degré
de Détente profonde, clef de l'Explosion.
On ne peut atteindre l'esprit sans passer par le corps,
vaincre l'adversaire sans se vaincre soi-même.

Quelles sont les points essentiels de votre pratique ?

Je me concentre sur le travail du souffle-énergie,
qui génère une forme de corps et une puissance

élastique
plutôt que mécanique.
Sans forme ni modèle, libre, il permet d'exprimer
l'être essentiel
et de faire jaillir l'élan vital
au travers d'une boxe intuitive, naturelle et spontanée.
C'est avant tout une voie de libération.



Quelles sont les caractéristiques techniques de votre pratique ?


L’accent est mis sur un ensemble d’exercices spécifiques de relâchement
qui permettent de canaliser et de faire jaillir l’énergie explosive.
Le jaillissement explosif, Kimé, prime sur la technique.
La technique est secondaire car sans lui elle ne fonctionne pas.
Que ce soit un « Jab » d’anglaise, un « Mae-geri » du Karaté ou un « Biu Tze »,
le mouvement doit jaillir de façon foudroyante, percutante et pénétrante.
C’est un engagement total, du corps et de l’esprit, dans un élan décisif.
Le vrai Gung Fu est une voie de « TOTALITE », pas de place pour les pichenettes.
Le potentiel énergétique de l’esprit-corps se révèle dans la profondeur de Ritsu Zen.



Taokwoon Dojo 1994-2004




Pratiquez-vous toujours le ChiSao?

Bien sûr! et pour longtemps j'espère.
Seulement je ne me limite plus à une méthode particulière.
J'ai pris conscience que l'essence importe plus que la forme.
C'est pourquoi j'adhère aujourd'hui à la non-forme,
qui seule, à mon sens, permet l'adaptation.

Quel est le but du TuiShu ou ChiSao ?

Le TuiShu/ChiSao est un exercice souple et sensitif
qui permet de s’initier au concept de pression constante.
On y développe l’habileté à dévier les bras de l’adversaire et
à détecter les ouvertures pour y faire jaillir l’énergie explosive
de façon pénétrante en direction de sa ligne centrale.
Cet exercice nous apprend aussi à le boxer à l’intérieur de sa garde
tout en exerçant un contrôle sur son équilibre, concept de Push&Pull.
Il est très dangereux de vouloir « coller les bras » en combat réel total.
On doit savoir faire la différence entre un partenaire et un adversaire.
Certaines situations nécessitent un engagement total du corps et de l’esprit
concentré en une force explosive, percutante et pénétrante.
Le TuiShu/ChiSao se travaille avec un partenaire.



Qu’entendez vous par non-pensée ?
 


Dans une catastrophe naturelle, par exemple,
non seulement la conscience analytique n’est plus de mise,
mais elle peut même être une entrave à votre survie.
Il faut pouvoir « lâcher-prise » pour « laisser-faire » votre intuition.
Cet état de non-pensée appelé Mu-shin
s’aquiert intuitivement par la pratique de Ritsu Zen.
C’est le facteur majeur et décisif en situation de survie.

Qu'est-ce que le Zen?

Aucune idée!