Issu de
Shaolin, créé par une nonne,
popularisé par
Bruce Lee.
Au 17éme
siècle, une femme, la nonne NG MUI, fut admise au
temple Shaolin
pour y étudier les écrits sacrés
du Bouddhisme
et se perfectioner dans l'art du poing.
Après
des années d'entraînement intensif dispensées
par
les plus hautes autorités du temple,
NG MUI devint une
remarquable combattante.
Cependant les
Mandchous envahirent et brûlèrent le temple.
Ng Mui
réussit néanmoins à s'enfuir et se réfugia
dans
la montagne de Chai où elle put retrouver calme et
sérénité.
Là, forte de son
expérience, Ng Mui entreprit la symthèse de ses
connaissances
car elle prit conscience que le style Shaolin
comprenait beaucoup trop de formes.
A partir de la position de
méditation debout de Bodhidharma, Zhan Chan,
elle basa son
système sur l’utilisation de la force de l'adversaire
pour la retourner contre lui
en utilisant le minimum de
mouvements avec le maximum d'efficacité,
tout en gardant
les avant-bras constamment pointés sur le centre adverse.
La théorie de la ligne centrale était née
Elle mit l'accent sur la souplesse, la fluidité et la rapidité.
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Le combat
Le Wing Chun a été
développé comme système de combat.
Pour
cette raison, l'importance est mise sur la confiance en soi,
le «
timing », l’interception, le contrôle de la ligne
centrale,
la surprise, le « trapping »et le contrôle
des bras de l’adversaire.
Mais l’arme
la plus importante dans le Wing Chun est l’esprit.
L’esprit
est l’arbitre, le centre autour duquel le système
pivote.
Le mot « arbitre » suggère un
observateur neutre qui est émotionnellement détaché.
Avoir l’esprit calme déterminera
votre succès dans le combat .
Dans le système
Wing Chun l'état d’esprit est le facteur majeur pour
survivre.
La confiance en soi
L’analogie avec la conduite d'une
voiture, peut être intéressante
« Est-ce que
vous conduisez bien? »
Conduisez vous aussi bien à
droite qu'à gauche ? Avec vitesses automatiques ou manuelles?
La différence entre conduire autour de chez soi et prendre
l’autoroute,
c'est la confiance et
l’expérience, les deux vont ensemble.
Si vous
n’êtes pas confiant, votre façon de conduire ou de
combattre sera désastreuse .
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S’entraîner avec un
partenaire aide à développer la confiance en soi,
et
lorsque vous vous trouvez face à un adversaire,
cela doit
être comme prendre sa voiture pour aller au supermarché.
Si vous avez peur, vous perdrez. Si vous avez trop à
perdre, ne vous battez pas.
Si vous y êtes obligé,
vous devez détruire l’adversaire jusqu’à ce
qu’il abandonne.
Il faut avoir
l’esprit de combat et faire le travail nécessaire au
moment où il faut le faire.
N’ayez pas peur,
fiez-vous à votre instinct de combattant jusqu’à
détruire l’adversaire.
C’est cette
confiance qu’il faut pour faire face à un ennemi.
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La première forme, siu lim tao,
enseigne de ne pas trop réfléchir.
C'est comme se
servir d’une voiture, et la conduire sans réfléchir.
C'est en fait comme un système de
pilot automatique.
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Face à un adversaire, vous devez
avoir la confiance en vous nécessaire
pour
entrer directement sur son coup de poing ou de pied !
Dans
le Wing Chun on ne recule pas, il faut prendre l’espace de
l’adversaire et entrer.
Selon les lois de Newton, un corps
seulement peut occuper un espace à un moment donné.
Il
faut entrer avec une confiance absolue.
Cette compréhension
est essentielle pour la maîtrise du Wing Chun.
Si un
pratiquant ne peut remplir cette nécessité, il ferait
mieux d’étudier un autre style.
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Le timing et
l’interception
« Pouvez-vous le faire ? »
Tout le monde peut apprendre le système
Wing Chun en très peu de temps.
Mais le maîtriser est
une toute autre histoire.
« Vous pouvez apprendre ceci et
cela, mais est-ce que vous pouvez le faire? »
Le
Wing Chun est basé sur le timing,
frapper quelqu’un
au moment où il entre demande un timing parfait.
La
question est : Pouvez vous le faire ?
Beaucoup d'autres
styles sont très rapides.
Le jab de boxe est peut-être
le coup de poing le plus rapide, entrer dessus est dangereux.
Le
bon timing permet de frapper quand le coup se retire ou est sur le
point d'être lancé.
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Le timing est indispensable pour
intercepter ou couper une attaque.
Choquer l’opposant avec
un coup par surprise ralentit son attaque.
Il existe deux façons
de capturer la ligne centrale, la première est d’avoir
une vitesse supérieure à l’opposant,
la
deuxième est d’entrer au moment où il attaque. Le
facteur déterminant est le timing.
S’il n’y a
pas de point de départ, un pratiquant de Wing Chun ne commence
pas son attaque.
S'il bouge, je bouge, et
j’arrive le premier.
L’Art de la Guerre de Sun
Tzu nous conseille
de frapper après
mais d'arriver avant.
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Combattre équivaut à se
disputer.
Lorsque l'on se dispute, les deux côtés
sont émotionnellement chargés et chacun veut
s’exprimer.
Dans le Wing Chun l’idée est de
d’abord laisser s'exprimer l’adversaire
et d’engager
ensuite son timing selon sa réaction.
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Comme un bon tireur, le pratiquant doit
dégainer le plus vite possible.
Le
pratiquant de Wing Chun capture la ligne centrale et cible son
adversaire.
Il pointe son arme sur lui et s'il bouge, même
légèrement, il tire.
Si vous pouvez frapper
l’adversaire au moment où il entre,
les résultats
sont dévastateurs et l’impact est double.
La
question reste, pouvez-vous le faire ?
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Capturer la ligne centrale
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Vous devez capturer et contrôler
la ligne centrale.
Occuper la ligne centrale en un instant est
signe de maîtrise.
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Nombre de Wing Chun Men ignorent
l’Art
de l’approche et du combat à distance.
Un des adages
du système Wing Chun est :
«
Restez quand il avance, suivez quand il recule, et foncez quand vous
perdez le contact ».
L’image de la pression
d’eau d'un barrage devrait aider à comprendre cette idée
de "charge".
Un corps entier qui charge ne crée
pas le même effet psychologique
qu’un simple coup de
poing.
Le choc mental doit déséquilibrer
l'adversaire .
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Choquer l’adversaire
Quand vous frappez l’adversaire,
vous l’étourdissez.
Ce choc entraîne un
surmenage de stimuli pour le cerveau qui est momentanément
ralenti.
Cela vous permet de bien vous placer pour lancer des
frappes consécutives.
Le choc
prolonge son temps de réaction créant ainsi une
ouverture.
Si vous frappez encore vous le choquerez
encore.
Les poings doivent être comme des baguettes qui
frappent un tambour.
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Pour choquer l’adversaire vous
pouvez employer pak sao, lop sao, ou autres,
mais
l'important est de le surprendre avec le bon timing.
Quand
vous le choquez il s’évanouit un instant, il perd ses
repères et vous pouvez le détruire.
Chaque fois
qu’un pratiquant, quel que soit son style, lance un coup de
poing ou de pied,
il se déconcentre un instant pendant
qu’il focalise ses émotions.
C’est alors pour
vous l’occasion de le frapper.
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Le Chi-Sao est un aspect connu du Wing
Chun,
mais trop de pratiquants donnent trop
d’importance à cet exercice
et se trouvent
finalement incapables de s’en servir en combat.
Chi-Sao
développe la sensibilité des avant-bras en contact.
A
distance, sans contact des bras, il faut avoir la sensibilité
des yeux.
Le problème avec la plupart des pratiquants de
Wing Chun
est qu’ils se sont piégés dans la
dépendance du contact.
La
sensibilité du contact entre en jeu seulement quand vous êtes
coincé ou très près.
Si vous ne
comprenez pas cela, vous ne serez jamais capable d’utiliser le
Wing Chun.
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L’important
est d’apprendre à contrôler l’adversaire.
La pratique du Wing Chun à un niveau supérieur peut
se comparer au billard.
Il faut toujours se
placer pour le prochain tir et obliger l'adversaire à vous
suivre.
Si vous êtes rapide, forcez-le à vous
rattraper. S’il est plus rapide que vous, ralentissez-le.
S’il
est dur coincez-le avec la souplesse. S’il est souple,
coincez-le avec la dureté.
Les frappes consécutives
Après avoir déstabilisé
l’adversaire avec un coup choquant,
il
faut suivre avec une série de frappes consécutives.
Une
rafale de coups continue en ligne droite, dans la ligne centrale,
jusqu’à ce que l’adversaire soit vaincu.
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Comme un expert de billard, chacun de
vos tirs vous place pour le prochain.
Ne
laissez pas à l’adversaire le temps de respirer.
Frappez et alignez l’adversaire pour les prochaines
frappes, jusqu’à ce qu’il soit inconscient.
Agissez comme un boucher, coupant et hachant son
adversaire.
N’arrêtez pas avant qu’il soit à
terre, telle est l’esprit du Wing Chun.
Trapping : frustrer l’adversaire
Le trapping est au cœur du Wing
Chun.
Sun Tzu écrit que toute guerre est fondée sur
la déception,
et que piéger
un adversaire c’est le décevoir.
Lorsque l'on
piège la main, le pied ou le corps, l'esprit se fige.
Il
y a un renversement psychologique et l'adversaire commence à
perdre confiance en lui.
Quand on ne lui donne pas le
temps de résoudre son problème immédiat, on le
frustre.
Si vous pouvez le tromper, vous contrôlerez son
esprit.
Offensive et
défensive simultanées
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Un des principes du Wing Chun est que la
main qui bloque est celle qui frappe.
L’offensive
nécessite un timing supérieur en un temps.
Une
contre défensive nécessite un temps et demi ou deux
temps.
La défensive et l’offensive simultanées
ne nécessitent qu'un temps.
Le Wing
Chun Man combine simultanément l’offensive et la
défensive en un seul temps.
Si la défensive
et l’offensive sont séparées, vous n’adhérerez
pas aux principes du Wing Chun.
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De
nombreux pratiquants de Wing Chun ne réalisent pas
l’importance du timing,
c'est
pourtant lui qui rend les concepts vivants.
Quand le
pratiquant de Wing Chun maîtrise le timing, il est libéré
du style.
Si vous maîtrisez le
timing, le style est secondaire.
A ce moment-là
vous pouvez utiliser la technique de l’adversaire.
Vous
devez vous entraîner beaucoup pour arriver à ce stade,
et vous libérez du style.
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Eternel Printemps
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Wing Chun veut dire “Eternel
printemps”.
Le changement et
l’adaptation sont essentiels pour survivre.
N'ayez
pas peur de changer et de vous adapter aux circonstances.
Changer
pour survivre est universel et n'est pas propre au Wing Chun.
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Le Wing Chun est un piège pour
beaucoup de pratiquants,
qui pensent qu'il est l'unique méthode
pour combattre.
Beaucoup de Wing Chun Men,
sont encore dans le processus d'acquérir les outils.
Ils
ne peuvent donc pas commencer à conceptualiser
et donc à
adapter le système à eux même.
Le
Grand Maître Yip Man pensait
que l'homme doit continuer sans
cesse à se développer,
faire
ses propres recherches et croître chaques jours.
Utiliser
les concepts du système sans en devenir l'esclave.
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